to SAINT JUNIEN
Ville porte du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, Saint-Junien est la seconde ville du département. Bâtie autour des tombeaux des ermites Amand et Junien, cette cité de caractère est renommée internationalement pour les savoir-faire de ses gantiers et mégissiers (gant de luxe). En effet, depuis le Moyen Age, la cité est spécialisée dans le travail des peaux, et les gants sortis des ateliers saint juniauds étaient très prisés dans les cours royales. Aujourd’hui trois entreprises perpétuent cette tradition et fournissent les plus grands noms de la mode parmi lesquels on peut citer Hermès, Chanel ou Yves Saint-Laurent. Mais Saint-Junien offre bien d’autres richesses, notamment architecturales : on peut admirer dans les rues de la cité gantière la maison des Consuls (14ème siècle), avec ses fenêtres à meneaux et ses modillons à visage humain. Le long de la Vienne, au bout d’un charmant pont roman, se trouve la chapelle Notre-Dame-du-Pont (15ème siècle), de style gothique flamboyant, possédant un portail de toute beauté. Un peu plus loin, on peut admirer à flanc de colline les vestiges de l’abbaye de Saint-Amand, bâtie sur le tombeau du saint, et dont il ne reste aujourd’hui que le croisillon nord, deux salles basses voûtées et la moitié du mur du chevet. C’est dans les paysages enchanteurs des bords de Glane que le peintre Jean-Baptiste Camille Corot trouvait son inspiration, lors de ses séjours réguliers à Saint-Junien pendant presque 10 ans. On comprendra aisément ce qui séduisait le peintre en se promenant sur le site qui porte aujourd’hui son nom, en découvrant les énormes blocs de granit qui ornent le sol de cette forêt aux allures magiques en bord de rivière. Tous les sept ans, Saint-Junien célèbre ses deux ermites lors des cérémonies des ostensions. Dans la cité gantière, ces cérémonies ont la particularité de donner lieu à une procession de plus de 1500 personnes en costume. De plus, Saint-Junien est l'une des seules cités ostensionaires où des gardes Suisses soient présents.
Visites guidées
to SAINT YRIEIX LA PERCHE
Ville classée « Plus Beaux Détours de France ». Fondée au 6ème siècle par Arédius, descendant d’une riche famille limougeaude, cette ville bâtie autour de sa collégiale rassemble un patrimoine très riche. Au cœur de la ville, la Tour du Plô, datée du 12ème siècle et haute de 20 mètres est le plus ancien monument non religieux de la cité. Elle a été construite sur ordre des vicomtes de Limoges afin de renforcer les fortifications de la ville. Saint-Yrieix possède également une bible du 12ème siècle classé Monument Historique. Ce superbe manuscrit de 376 feuilles de parchemin orné de magnifiques enluminures avait été exécuté pour le chapitre de chanoines de la ville ; cette bible de grande dimension est aujourd’hui exposée au Centre Culturel. Saint Yrieix est une ville où il fait bon flâner : dans les ruelles médiévales typiques à la découverte de l’histoire de la ville ou dans les jardins de Moulinassou pour un moment de calme en bordure du Couchou. Ville de gastronomie, la cité arédienne est le berceau de la race porcine « Cul-Noir » à la viande savoureuse, mais aussi de la célèbre madeleine Bijou, connue de tous les gourmands. C’est aussi à Saint-Yrieix-la-Perche qu’en 1768, la femme du pharmacien Darnet découvrit une argile blanche qu’elle utilisait pour faire sa lessive. Il s’agissait en fait de kaolin, la matière première indispensable à la fabrication de la porcelaine, dont les gisements allaient rendre célèbre le nom de Limoges.
to EYMOUTIERS
L’ambiance montagnarde et la taille de la ville d’Eymoutiers pourraient laisser croire au visiteur pressé qu’il se trouve dans un gros bourg. Pourtant l’architecture de la ville où se lisent les multiples fonctions urbaines raconte une histoire qui est loin d’être banale. Le nom “ Ayen Moustiers ”, le monastère au pied de la colline, résume en un mot les origines monastiques d’Eymoutiers. La ville s’est développée autour du culte rendu sur la sépulture de Saint Psalmet, venu d’Irlande au tournant du VIIème siècle. Le site est stratégique : à cet endroit sur la rive gauche de la Vienne, des plate formes latérales surplombent la rivière et sont dominés par quelques puys arrondis. Il est donc possible de traverser la Vienne à gué et de fortifier les hauteurs. Fief ecclésiastique, Eymoutiers a la particularité d’avoir développé concurremment 2 noyaux de peuplement. En 1428 lorsque les habitants se dotent de leur charte de franchise, l’agglomération issue de la fondation religieuse prend le pas sur le noyau formé autour du château de l’évêque. La ville s’entoure alors de murailles. Au XVIIème siècle, les confréries religieuses et la corporation des tanneurs sont influentes. La ville est prospère, toutes catégories sociales s’y côtoient : notables, commerçants, artisans. L’enseignement y est dispensé dés 1629 pour les jeunes filles puis au collège des garçons en 1833 . L’état des routes au XIXème siècle a pour conséquence un trafic de proximité, les foires gardent ainsi toute leur importance. L’activité des tanneurs se poursuit jusqu’en 1914 , avec la persévérance du dernier tanneur. Elle donne une physionomie originale aux maisons dont les combles sont à pans de bois ouverts. Autre particularité pour une ville aux abords de la montagne limousine, les toits sont à faible pente couverts de tuiles creuses. Le parcellaire est étroit et dense ce qui n’exclue pas quelques belles maisons de notables. A la fin du XXéme siècle, Eymoutiers connaît un nouveau souffle avec l’arrivée du chemin de fer et retrouve toute sa place de ville marchande pour la Montagne limousine. Au cours du XXéme siècle, les activités autour du bois apportent de l’emploi. La ville se tourne vers le tourisme en valorisant son histoire, son patrimoine et ses personnalités avec notamment la création d’ un centre d’art contemporain dédié à Paul Rebeyrolle, artiste de notoriété internationale. Forte de son tissus commerçant, artisanal et associatif, Eymoutiers reste une ville forte et dynamique où il fait bon vivre quelques heures ou pour la vie !
Visite guidée tous les lundis après-midi pendant l'été et pour les groupes, sur résa. (05 55 69 57 60) toute l'année. Plan de la ville disponible à l'office de tourisme, à l'intèrieur de la collégiale ou en téléchargement. Rens. : 05 55 69 27 81
to BELLAC
« Sous préfecture de la Haute-Vienne, la ville de Bellac s'est construite sur un éperon rocheux qui domine les rives du Vincou. Cette cité de caractère vit naître Jean Giraudoux. La bonne qualité de ses eaux lui permit de se développer jusqu’au 19ème siècle grâce à l’industrie des tanneries. En témoigne un ancien séchoir à peaux du 13ème siècle au bord du Vincou.
Bellac possède de charmants quartiers anciens chargés d’histoire. On peut y découvrir, au hasard de jolies ruelles pittoresques des maisons datées des 16ème et 18ème siècles, dont certaines arborent encore des fenêtres Renaissance ou des colombages. On admirera l’Hôtel de Ville, daté du 17ème siècle et muni de quatre échauguettes, il était un ancien hôtel particulier, tout comme la sous préfecture (18ème siècle). On pourra également voir la Tour du Consul Génébrias, une riche maison datée du 14ème siècle.
to LE DORAT

Bellac, sous préfecture de la Haute-Vienne compte 4500 habitants. Elle se situe à 40 km au nord de Limoges (capitale régionale) et à 30km au nord d’Oradour-sur-Glane. Grâce à son label « Village étape », Bellac prend une place importante dans la vie touristique et culturelle du Haut Limousin, elle représente un réel carrefour entre Limoges, capitale des Arts du Feu et le Futuroscope de Poitiers.

Site officiel : "Villages-Étapes"

Cité de Caractère, et ville natale de Jean Giraudoux, Bellac offre un registre varié d'activités culturelles, de loisirs et de détente...théâtre, cinéma, parc aquatique...

Cette ville chargée d'histoire se raconte au fil de ses monuments : église Notre-Dame, châsse émaillée du XIIe siècle, maisons anciennes, ruelles pittoresques... Des panneaux explicatifs, implantés sur un circuit piéton, permettent de lire "à paysage ouvert" l'histoire de la ville et de ses habitants.
Sur le "Chemin des diligences", vous avez rendez-vous avec Jean de la Fontaine sur le site même qui lui a inspiré "Le coche et la mouche".
Visite guidée toute l'année sur rdv

Renseignements et réservations au 05 55 68 12 79